Time Megève 2015
8 juin 2015
PMA 30/15, positionnement, Morzine Haut Chablais
22 juin 2015
Salut à tous,
J’aborde, avec ce
nouveau test comparatif, l’impact de la pression des pneus sur leur rendement
quand on roule sur un asphalte rugueux de type montagneux. On l’a tous remarqué
quand on roule sur un bon vieux bitume avec les pneus  trop gonflés, les vibrations sont importantes, le rendu
n’est pas bon . A l’inverse quand on test un pneu sur rouleaux, banc de mesure ou bitume
tout neuf ‘ type tour de France’ la règle du  plus on gonfle plus on va vite
pourrait s’appliquer…Quoi que… c’est maintenant un raccourci rapide car avec l’évolution
des pneus qui sont passés de 19 mm à maintenant 28 mm, il est totalement déconseillé
 de mettre 12 bars dans un 28 mm. Ceci
dit et même sur des pressions plus raisonnables comprises entre 5.5 et 8.5 bars,
le site bicyclerollingresistance confirme bien que plus on met de pression sur un
revêtement  lisse et meilleur est le
rendement.
Les principaux pneus du marché en 25 mm en test! 
Seulement voilà, sur bitume rugueux le phénomène s’inverse
car trop gonflé, le pneu ou boyaux va rebondir sur les aspérités, moins bien les
épouser et ainsi perdre de sa force motrice en bosse. Les phénomènes
vibratoires engendrés dans la carcasse du pneu puis propagés dans le cadre
finiront de faire perdre des précieux watts mécanique mais aussi musculaire à terme (
confort –). Il faudra cependant trouver le bon compromis car en fonction du poids
du cycliste si le pneu n’est pas assez gonflé des pertes par échauffement et
écrasement de la carcasse font finir par annuler les gains vibratoires diminués. Donc
toujours une histoire de compromis…un très bon résumé de la résistance au
roulement ce trouve ici chez Schwalbe : http://www.schwalbe.com/fr/rollwiderstand.html
Mais de combien de watts parle t’on justement ? J’ai
voulu tenter l’expérience avec mes 61 kg et 3 pneus sur un asphalte
fraîchement posé et rugueux à souhait. comme sur le montre la  photo prise dans une pente de 7 % moy.
Je suis monté vers
250 watts  moy soit un peu plus de 4 w/kg et 18 km/h . Météo enfin sans vent, O km/h sur toute la
durée de l’essai à la station météo de Belfort ! Dans mes  pneus testés, on retrouve  la star du marché le GP4000S 2 25 mm /  205 g et
2 protos de la même marque dont je ne peux dévoiler pour le moment le modèle en
25 mm 170g et 28 mm 217g ! J’ai utilisé 2 pressions de tests en me mettant
en limite des préconisations du fabricant sur le 28 mm à savoir 6 bars mini, 8
bars maxi.

Magnifique proto 28 mm à 217g, 6 à 8 bars de précos.
Mon poids montant de l’ensemble du jour a toujours été
vérifié avant chaque départ et maintenu à 69 kg +/- 0.1, la section chrono avec
marquage au sol de 1.6 km pour 100 mD+.Enregistrement SRM paramétré à 0.5s, off
set vérifié à chaque montée.
Chaque pneu a été testé à 6 et 8  bars plus encore une fois le gp4000s en fin
de session à 6 bars  pour vérifier que l’écart
obtenu était le même qu’en début de session et valider le test.
Le tableau ci-dessous résume les données et comme à mon
habitude je compare les pneus entre eux grâce à l’écart obtenu entre la mesure
SRM et le calcul théorique de puissance mécanique fournie sur cette montée en
fonction de la D+, KM, chrono, poids…le pneu qui me donne le plus d’écart négatif avec la théorie économise donc le plus de watts.
Récap: 2.5 à 3 watts d’économie à basse pression
Ce test permet donc de confirmer que sur bitume rugueux il faut mieux moins gonfler. On peut espérer 2.6 à 3 watts de gain vers 250w soit
1.2 %  entre 6 et 8 bars ! On
remarque à ce petit jeux là que les protos fournis sont meilleurs que le
GP4000s (  Et la version 28 mm  mieux que le 25 mm aussi). Je ne suis pas
surpris car leur carcasse est bien plus souple que le GP et donc réagit mieux  aux vibrations. Je ne dis pas qu’ils seraient
meilleurs sur un bitume plus lisse, je n’ai pas encore testé! Pour le moment et en accord avec le site bicyclerollingresistance,
le GP4000s II  reste le pneu le plus polyvalent du marché dans le ratio résistance,
roulement, durée de vie. Mais il faut aussi faire attention aux descentes quand on baisse les pressions ! A 6
bars j’ai senti un léger flottement chez les protos qu’on ne retrouve pas sur
le GP à pression égale grâce à sa carcasse plus dure. Donc attention à ne pas tout reperdre en descente dans le choix pneus/pressions !!…
Les tests.

 Bref pour conclure si
vous voulez gagner un peu de confort, de fatigue musculaire et par la même un
peu de rendement sur des routes difficiles, n’hésiter pas à descendre d’un bon
bar votre pression habituelle,  vous avez
tout a y gagner sur un asphalt classique de montagne.

3 Comments

  1. Rodolphe dit :

    Ca confirme en partie mes sensations… depuis le tubeless je me limite à 6 bars avant/arrière (7 bars exceptionnellement sur montée chrono avec revêtement parfait).
    Et j'ai tendance à mettre pareil en chambres à l'entraînement, marre de me faire secouer sur revêtement irrégulier (on vieillit mine de rien !).
    Sinon tu ne t'es pas amusé à calculer le rendement à 3-4 bars ? C'est que j'avais dans mon pneu arrière pendant les 205 derniers km des 3B samedi… (oui je suis un grand malade et je l'assume 😛 ).

  2. Circonstances particulières sur les 3b !! correcte en descente à 4 bars? Sur le graph du site bike rolling tu peux estimer la perte à 60 psi ou 4 bars du tubeless

  3. Rodolphe dit :

    Disons que je ne penchais pas beaucoup dans les virages… et la carcasse plus raide du tubeless m'a un peu sauvé la mise. A posteriori valait mieux perdre 5' de plus et gonfler correctement le pneu, c'est sûr…
    D'après le graphe la perte est sensible, mais plutôt limitée pour le Schwalbe One Tubeless (par rapport aux 6 bars / 90 psi classiques).

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