Débrider le moteur !
12 avril 2010
Markstein-Grand Ballon
27 avril 2010

Certaines sorties ramènent à la dure réalité que même avec des outils de mesures et de planifications poussés, personne n’est à l’abri de défaillance. Samedi parti sur ma lancé des précédentes sorties plutôt bonnes, je pars dans l’optique ‘Benoit Death or Glory’ en prenant le pari que je pourrai tenir mes 2500 m de D+ prévu à 280-285 w. Soit à quelques watts prêt la puissance nécessaire pour tenir mon objectif à la TIME. La première difficulté du jour ( le Ballon d’alsace) se présente plutôt bien. L’approche en faux plat montant par la vallée de Masevaux est déjà tenu à bon rythme avec 15 min @ 270 w. Les jambes tournent bien et je ne sens pas l’effort. La montée du Ballon qui suit est même au delà des mes espérances. A peine j’appui que les 300 watts s’affichent sur le compteur et j’arrive au sommet en 26 min@290 w à seulement 172 puls moy.

Je redescends coté Saint Maurice sur Moselle pour faire la liaison avec la Vallée de Thann par le petit col de Bussang ( 750 m). Tout de suite je ressens une certaine difficulté à la remise en route et pas habituelle pour seulement 1 h 40 de sortie. Malgré tout les sensations reviennent après 7-8 min et je fini plutôt bien en approchant denouveau souvent les 300 watts. Par contre les pulsations ne montent déjà plus et plafonnent sous 170 puls..pas bon signe. Surtout que je me suis laissé la pire difficulté pour la fin histoire de simuler la dernière montée de la Time par Crest Voland. Je savais qu’il était possible de monter le Grand Ballon par une petite route forestière très bucolique et calme : le col du Haag permettant de cumuler 1000 m de D+ .Ce que je ne savais pas c’était son profil et son état !! Jugé plutôt : des passages à plus de 10 % et une route totalement défoncée pour finir.


L’attaque après Saint Amarin est radicale : debout sur mon 34*27 à 300 w, je dépasse pas 9 km/h et 60 tr/min dans une pente de folie. Pas pire quand les jambes ne répondent plus et la Fc ne décolle vraiment plus. Cette fois ça y est je sais que je vais passer un mauvais moment. Je repense à ma prépa alimentaire des jours précédents et me dis que j’ai vu un peu juste avec surtout beaucoup de travaux dans la maison réalisés la veille et le matin même. J’aurai du faire des stocks de glycogène plus important et j’étais en train de payer la tondeuse, le ponçage du mobilier de jardin, la mise en peinture avant de partir bref le cumul !! comment ça je suis pas SUPERMAN ??!!. Je m’avale alors un gel Guarana me redonnant un coup de boost et permettant de franchir le premier palier @270w pendant 17 min. Par contre pas de miracle l’effort est tout de même pénible et après une courte descente, la route s’élève de plus belle tout en se dégradant. 10 % à gérer avec des trous de partout quand on n’a plus rien dans les chaussettes c’est dur. Plusieurs fois je trouve un prétexte photo pour m’arrêter et reprendre un peu de souffle. Mais rien à faire plus moyen de dépasser 250 w. C’est la misère, la déception, je suis à peine à 3 h d’effort et je n’avance plus. Heureusement le paysage encore enneigé et le dôme magistral du Grand Ballon compense un peu.

Enfin après 3 h 20 d’effort c’est la délivrance au sommet, je peux enfin rentrer. Je m’étais secrètement laisser la possibilité de finir par le col Hundsruck et mettre 300 m de D+ supplémentaire, mais là pas question. Le retour est calamiteux, la moindre petite bosse me fait souffrir passé 230 w. Je me revoie comme dans l’Alpe D’huez à la Marmotte où je me demande bien pourquoi je suis là, pourquoi je fais du vélo même. Bref passons, de retour à la maison après avoir récupérer je télécharge le lendemain les données du SRM : 130 km -4h50.

Glory pour le début mais surtout bien death à la fin. Bilan 110 min de montée @ 270 moy contre 140 min à tenir @ 280 w le 6 juin. Bref pas si simple finalement. A suivre !!!

2 Comments

  1. Oldenhorn dit :

    Salut
    Je trouve ça plutôt rassurant de se prendre une "claque" aussi tôt avant la Time. Si t'avais déjà été quasiment au max de ta forme mi-avril, tu aurais forcément décliné d'ici mi juin…
    C'est à l'Alpen Brevet 2009 que j'ai vraiment pris conscience de l'importance de l'alimentation avant et pendant l'effort. Bien chargé en glucides j'avais volé!
    @+

  2. Alban dit :

    C'est clair qu'il vaut mieux prendre une claque maintenant. Reste à bien gérer jusqu'au 6 juin, essayer encore un peu de progresser sans se cramer. Je fais confiance au coach de l'AC Thann pour me guider jusqu'à là!

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